Éditorial
La FRI 2008-2011, un investissement dans l'avenir
«La formation, c'est ce qui reste quand on a dépensé son dernier dollar». En tenant ces propos, Mark Twain a certes raison, mais il oublie cependant un point essentiel: il faut d'abord investir avant d'acquérir une formation. Le crédit-cadre en faveur de la formation, de la recherche et de l'innovation (FRI) pour les années 2008 à 2011 s'inscrit justement dans cet objectif. Avec le message relatif à la FRI, le Conseil fédéral définit deux lignes directrices: maintenir notre niveau élevé de formation et en améliorer la qualité, d'une part; investir dans la recherche et l'innovation pour accroître la compétitivité et la croissance de l'économie suisse, d'autre part. Nous avons à cet effet prévu d'augmenter les investissements de la Confédération dans le domaine de la FRI de 6% par an en moyenne. Ceci atteste de l'importance accordée à ce domaine par le Conseil fédéral, le Parlement et les cantons. Le message fixe des priorités claires. Il permet à la Confédération de respecter pleinement ses obligations envers la formation professionnelle et les hautes écoles spécialisées, d'élever le niveau de formation en donnant à la population les compétences requises pour accéder au marché du travail et éviter que certains en soient exclus par manque de qualifications. Nous pouvons également financer de nouvelles filières d'études, plus exigeantes, dans les hautes écoles spécialisées, afin qu'elles puissent se positionner dans le paysage suisse de la formation et jouer leur rôle charnière entre la science et l'économie. Le message relatif à la FRI permet, enfin, d'augmenter les investissements de la Confédération dans la recherche appliquée et l'innovation. Si la Suisse entend toujours faire partie des pays les plus compétitifs, ces investissements sont indispensables. De son côté, l'Union européenne a l'intention d'augmenter d'ici 2010 les fonds alloués à la recherche jusqu'à ce qu'ils représentent 3% du PIB. La formation, la recherche et l'innovation sont déterminants, non seulement pour notre site économique suisse, mais aussi pour l'évolution du monde, car la Suisse abonde surtout en «matière grise». Cette constatation vaut aussi bien pour les personnes qui débutent une formation que pour celles actives sur le marché du travail. Comme on n'a jamais fini d'apprendre, des têtes bien faites bénéficiant de formations optimales sont une obligation pour exporter notre savoir et nos produits novateurs dans le monde entier, demain comme aujourd'hui. Le message relatif à la FRI est un investissement dans l'avenir pour assurer la compétitivité de notre économie et la prospérité de notre population.

